Sur la plupart des sites, ce n'est pas la nappe qui dimensionne l'exhaure
On calcule soigneusement la venue souterraine, on installe la capacité correspondante, et la fosse se noie quand même au premier gros orage. Le calcul n'était pas faux : il était incomplet.
L'ordre de grandeur qui surprend
Prenez une fosse de 42 hectares dans un massif à 5·10⁻⁶ m/s. La venue souterraine permanente tourne autour de 200 m³/h. Une pluie de 95 mm en vingt-quatre heures dépose 39 900 m³ dans la fosse elle-même, et le bassin versant intercepté en ajoute 34 000. Au total 74 000 m³ — soit, réparti sur trois jours, plus de mille mètres cubes par heure. Cinq fois la venue souterraine.
Pourquoi l'erreur persiste
Parce que la venue souterraine est celle que l'on sait calculer : elle a une formule, des paramètres mesurables, un rapport d'hydrogéologue. La pluie, elle, relève des eaux de surface, et tombe souvent entre deux services — personne ne se sent responsable du chiffre.
Ce qu'il faut retenir
Une capacité d'exhaure ne se dimensionne pas sur un débit permanent mais sur un délai de remise à sec après l'événement de projet. Et le stockage de fond de fosse n'est pas un accessoire : c'est lui qui absorbe la pointe, parce que personne ne pompe 12 000 m³/h en direct.
Refaites le calcul vous-même
Le calculateur est libre, il tourne dans votre navigateur, et il applique exactement la formule citée ici.
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